Notre quartier, résidentiel, est connu à Saint-Denis pour être un lieu de vie et de convivialité entre familles de toutes origines sociales, géographique et culturelles contrairement à certains quartiers de la ville en perpétuel et rapide renouvellement de population ou à d’autres qui sont la proie de communautarismes divers.
Toute tentative de présenter la position de notre collectif sous l’angle du « refus de l’autre » est réfutée par les faits.
Dans notre ville qui se targue de la qualité de sa « démocratie participative », les riverains du collectif ont été surpris de découvrir le dernier jour de février 2012 la décision d’implanter un campement rom dans le quartier :
- dans la presse municipale (Journal de Saint Denis JSD n°905)
- dans un tract en boites aux lettres, un « Communiqué d’information »
Cette annonce brutale de la municipalité a choqué un grand nombre de riverains qui s’interrogent sur les véritables raisons ayant conduit :
- à la dissolution du comité de quartier il y a quelques mois.
- au déni depuis l’été par les trois maires adjoints du secteur d’un projet pourtant annoncé par le Parisien.
- à un début de travaux sans aucune publicité, ni concertation, ni vote en Conseil Municipal.
Les riverains (qui subissent depuis des années les nuisances des campements sauvages régulièrement démantelés par le Préfecture) ont lancé cette pétition qui sera remise en Préfecture et en Mairie
Lors de la « réunion d’information » du mercredi 7 mars à 18h30 salle Joliot-Curie, le maire Didier Paillard, entouré de David Proult et de Michel Ribay, maires adjoint et élus du quartier, a tenté de présenter l’implantation du camp rom comme un « projet » alors que les riverains, choqués par cette dénomination, constataient depuis plusieurs jours l’installation d’un grand nombre d’Algécos et des travaux de raccordements électrique et sanitaire. Les riverains constatent donc l’absence de concertation préalable.
Les habitants ont demandé au maire de ne pas poursuivre dans cette voie, attirant son attention sur les troubles à l’ordre public constatés dans le quartier lors des installations précédentes de ce type de population dans des campements, certes sauvages.
Ils se montrent également inquiets sur le caractère « provisoire » de ces aménagements.
Ils s’étonnent de voir ces populations présentées comme ayant un travail, ce qui semble contradictoire avec leur statut et s’interrogent sur le paradoxe entre le discours officiel sur leur présence à Saint-Denis depuis plus de 10 ans, la prétendue « bonne scolarisation » des enfants et l’annonce qu’un interprète fera partie du personnel présent sur place et qu’une partie des enfants doive être scolarisée dans des structures éducatives spécialisées destinée aux non francophones.
Ils ont été également interpellés par la densité d’occupation prévue en ces lieux et l’absence de tout document public d’urbanisme sur l’usage et l’occupation de ces lieux, par l’absence aux ordres du jour des conseils municipaux de décisions budgétaire ou d’urbanisme à ces sujets
Face à l’absence de concertation et d’explication cohérente sur le choix d’une implantation de ce camp rom dans notre quartier, la position des riverains reste le refus de cette initiative municipale.
Les habitants signataires de cette pétition se donnent donc rendez-vous à chaque conseil municipal pour expliquer aux élus leur refus de voir installer ce camp rom dans leur quartier.
Les cahiers de signatures seront remis à M. Didier Paillard, maire de Saint-Denis et à M. Christian Lambert, Préfet de Seine-Saint-Deins