Un comité de soutien est en cours de création afin que Kady Diop, domiciliée à Langon, ne soit pas
expulsée. Depuis plusieurs jours, cette Ivoirienne de 39 ans, saisonnière agricole dans le Sud-
Gironde, vit avec la menace de devoir quitter le territoire national. Ses soutiens demandent la
régularisation d'une personne « parfaitement intégrée ». Son retour en Côte d'Ivoire « mettrait en
danger grave sa sécurité », affirme le Parti de gauche, à l'initiative de la mobilisation.
« La maison familiale a été brûlée, ma mère et mes deux soeurs ont été tuées lors des affrontements
entre les bandes de Ouattara et de Gbagbo. Je n'ai plus personne là-bas. » Ces arguments ont bien
été présentés au tribunal administratif de Bordeaux, qui ne les a pas retenus. En avril, il a refusé
d'enjoindre le préfet de délivrer à Kady Diop un nouveau titre de séjour. En revanche, il a levé
l'arrêté qui lui interdit de revenir sur le territoire français dans un délai de deux ans. « Si je pars, je
ne pourrai sans doute pas revenir », estime la jeune femme.
Kady Diop est arrivée en France en 2009. L'année précédente, elle avait épousé un Français, en
Côte d'Ivoire. Leur séparation est à l'origine de ses difficultés. Faute de carte de séjour, qu'elle avait
obtenu pendant deux ans, elle a perdu son travail de saisonnière et ne touche pas les indemnités
Assedic. Elle bénéficie en revanche de l'aide matérielle de fidèles de l'église catholique de Langon,
où elle a été baptisée l'an dernier.