Nous sommes de gauche. Le PS est notre famille politique. Nous respectons les votes des motions en toute démocratie, même si nous avons voté contre, mais nous tenons à nous faire entendre. Nous portons en nous l’attente d’un monde plus juste. Malheureusement, le rejet évident du bilan de la majorité actuelle n’entraîne nulle prise de parole fusionnée de votre part. Mais que vous arrive-t-il, vous les dirigeants ? Mais que nous arrive-t-il, nous les militants de base ? Oui, nous n’en pouvons plus ! A l’approche de la prochaine campagne présidentielle nous sommes en plein désarroi. Nous entendez-vous ? Pourquoi ce désordre, pourquoi cette confusion ? Mitterrand disait : « Il faut le vouloir, il faut le montrer, il ne faut penser qu’à ça ! » Que voulez-vous, que montrez-vous, à quoi pensez-vous ? Dissertez-vous, reportez-vous parce que la tâche à venir est écrasante, parce que les choix seront douloureux ? Vous cachez-vous derrière cette échéance lointaine des primaires parce que vous avez peur de ne pas avoir la force d’agir ?
Pourquoi cet embarras ? « Tiens, une élection j’y vais ? Peut-être ?
A un an des élections présidentielles, ce silence à la veille du grand tapage des primaires est insupportable, toujours pas de projet porté par un candidat incontesté.
Le paysage français présent est affligeant d’arrogance et de petitesse. Sans victoire des valeurs de la gauche, l’avenir serait désolant.
Jaurès écrivait : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.»
Cette maxime peut-elle encore être la nôtre ? Cette confiance où est-elle ? Nous souhaitons nous battre pour un avenir plus équitable. Donnez-nous les armes : un projet et un candidat . D’ailleurs peu importe le candidat, à ce stade, avons-nous besoin d’un tribun ? Non, nous avons besoin d’un candidat capable de porter un projet pour la gauche sans y accrocher son petit « égo » personnel. Donnez-nous ces armes, sinon vous perdrez notre soutien.