Détenu depuis le 21 juillet dernier au camp de gendarmerie d’Agban puis transféré à la Maca, le 16 août dernier, Hermann Aboa, journaliste à la Rti croupit toujours en prison. Malgré les incessantes interpellations des organisations internationales de protection des journalistes.
L’image du journaliste Hermann Aboa dans le car de la Gendarmerie, le regard fixe regardant à travers la vitre protégée de grilles, a fait le tour du monde et de la planète Internet. On le transférait ainsi, le 16 août dernier du camp Agban de la Gendarmerie à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Image choquante et scandaleuse qui rappelle les années 90 en Côte d’Ivoire, où les journalistes flirtaient quasi quotidiennement avec l’univers carcéral, pour un oui ou un non.
Les organisations internationales telles que Reporters sans frontières (Rsf), le Comité pour la protection des journalistes (Cpj) et bien d’autres ont déjà dénoncé le caractère abusif de l’arrestation du confrère qui viole littéralement la loi de 2004 portant régime juridique de la presse. Dans les milieux diplomatiques, l’affaire gêne terriblement et met mal à l’aise bien de diplomates occidentaux qui n’ont pas hésité à manœuvrer souterrainement pour la relaxe pure et simple d’Hermann Aboa.
Selon un diplomate de l’Union européenne, Alassane Ouattara avait donné des instructions à son ministre de la Justice, Ahoussou Jeannot, pour la libération du journaliste, bien avant même que ce dernier ne soit transféré à la Maca. Des instructions effectivement données que n’a pas hésité à confirmer Ahoussou Jeannot qui avait assuré certains diplomates et Rsf de la libération très prochaine du journaliste.
Et depuis il ne s'est rien passé, le pouvoir en place fait la sourde oreille ...