Doté de 6 supermarchés, Champagnole (Jura) a une densité de grande surface de380m2/1000 hab., soit trois fois supérieure à la moyenne nationale (140m2).
Avec une population de 8 500 âmes, la ville a perdu près de 20% de sa population en 30 ans. Pour répondre à cette hémorragie, la municipalité est prête a accueillir un 7ème supermarché et pas des moindre : un hypermarché Leclerc de 3 500m2.
Le collectif de citoyens consom’acteurs s’oppose à ce projet.
Non cela n’amènera pas d’emplois et si tel était le cas, il s’agirait d’emplois précaires, faiblement rémunérés et déstructurant pour le tissu familial (travail dimanches et fêtes, horaires…).
Non cela ne dynamiserait pas la ville. Comment croire qu’une surface de 3 500m2 pourrait au même titre qu’un hyper de grande ville capter une clientèle éloignée ?
Si tel devait être le cas, est-ce souhaitable à l’heure où le Grenelle et la crise actuelle rappellent la nécessité de favoriser une économie de proximité, respectueuse des producteurs et faisant moins appel à l’automobile.
Un supermarché, même de centre ville, provoquera plutôt un transfert de chiffre d’affaire au profit du nouveau venu et au dépend des grandes surfaces existantes et des petits commerces.
Un supermarché de plus pour Champagnole n’est pas la solution de la renaissance. C’est une fausse bonne idée économique et donc sociale. Mais c’est aussi une vraie mauvaise idée pour l’urbanisme et pour le développement durable. On ne fait pas une ville ni un centre ville avec une grande surface.
Non au gâchis, oui à d’autres priorités !
Oui à une ville avec un commerce structurant et porteur d’un rôle social.
D’autres projets ou possibilités pour redynamiser la ville et ses environs existent qu’ils soient commerciaux, urbanistiques, sociaux, écologiques ou culturels.
C’est possible : à Sisteron, ville de 10 000 habitants, le Député-Maire refuse l’installation de nouvelles grandes surfaces (un seul Super U de 3 000 m2) pour créer des services, de l’artisanat et les commerces de centre ville. (source : le Point du 18 mars 2010).
Nous refusons l’implantation d’une grande surface complémentaire et d’une nouvelle enseigne à Champagnole et demandons l’abrogation du projet.