Aujourd'hui, plus de 60% des étudiants sont obligés de se salarier pour financer leurs études. C'est un étudiant salarié sur deux qui échoue ses études à cause justement du salariat. Face à cette situation, nous ne pouvons rester inactifs.
C'est pourquoi l'UNEF propose de revoir le système actuel des bourses qui est largement insuffisant et inégal afin de mettre en place une allocation d'autonomie, allocation dont le montant serait calculée selon le revenu de l'étudiant et pas des parents. Cette allocation permettrait de limiter très fortement les situations de salariat obligatoire pour les étudiants.
En attendant que le système de bourses soit revu, il est indispensable que les Universités proposent des dispositifs en direction des étudiants salariés pour les accompagner et favoriser leur réussite. Aucun dispositif tel, n'existe aujourd'hui à Paul Sabatier.
C'est pourquoi l'UNEF exige la création d'un statut étudiant salarié.
Ce statut comprendrait plusieurs mesures permettant aux étudiants salariés de ne pas être pénalisés. Tout d'abord les étudiants salariés sont bien entendu amenés à rater des cours, donc à être pénalisés par les professeurs par leur absence mais également à ne pas avoir les cours. C'est pourquoi nous demandons que le statut étudiant salarié comprenne une dispense d’assiduité ainsi que la mise à disposition des cours sur l'ENT.
En outre, rien ne peut remplacer des cours en présentiel. C'est pourquoi l'UNEF demande que soient organisés des "cours du soir" permettant aux étudiants travaillant la journée d'avoir des moments pour rattraper leurs cours.
L'obtention de ce dispositif ne se fera que si l'université en a la volonté, c'est pourquoi l'UNEF et ses élus dans les conseils lancent cette pétition pour faire bouger les lignes dans l'université.