Le 9 mai 2010, les prisonniers de l'opinion, l’instituteur Farzad Kamangar, Ali Heydarian, Farhad Vakili, la femme activiste kurde, Shirin Alam Hooli, ainsi qu’un autre prisonnier politique, Mahdi Eslamian ont été exécutés en Iran.
Ces exécutions avaient déclenchés une vague de protestations tant à l’intérieur du pays qu’au niveau international.
Le 9 Mai 2010, à Paris, plus de trois cents manifestants se sont réunis, spontanément, devant l’ambassade de la République Islamique d’Iran, pour dénoncer cet acte barbare, commit par un régime qui depuis des mois pratiquait la persécution, des arrestations et des exécutions massives d’opposants.
Lors de ce rassemblement les murs de l’ambassade ont été peints des noms des activistes assassinés ainsi que des slogans contre l’exécution de la peine capitale et la torture perpétrées par le régime sanguinaire de la République Islamique d’Iran. La plaque de la représentation diplomatique du régime théocratique iranien a aussi été symboliquement retirée par les activistes du mouvement Vert pour montrer l’illégalité du gouvernement d’Ahmadinejad.
Plus de 200 manifestants ont été arrêté par la police Française et relâché après quelques heures de garde à vue. Aujourd’hui quatre opposants ayant participés à cette manifestation sont arbitrairement envoyés devant la justice des suites d’une plainte déposée par l’ambassade d’Iran.
Leur procès se tiendra le Vendredi 6 juillet 2012 à 9 heures à la 13ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Nous, signataires de cette lettre, apportons notre entière solidarité envers les quatre activistes politiques accusés : Mr ADAB Mozafar - activiste politique, Mr DAD Babak – Journaliste, Mr AKBARI FARAHANI Babak – etudiant et journaliste et Mr MOHTASHAM ANSARI Yashar - activiste politique. Ainsi, nous annonçons notre profonde conviction que ces plaintes déposées par la république Islamique ne sont qu’une étape supplémentaire dans l’intimidation systématique de ces opposants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Nous, opposants au régime théocratique iranien, appelons toutes les consciences progressistes à nous rejoindre pour faire écho de ce simulacre de procès, et condamnons la république islamique dans cette action judiciaire envers ces personnes, et, plus largement, envers la barbarie perpétrée envers son peuple.
Nous, signataires de cette lettre, ne faisons qu’un avec nos compagnons de combat, et si procès a lieu, considérons que c’est notre procès à tous !
Nous, opposants au régime théocratique iranien, sommes convaincus de notre combat juste pour les droits fondamentaux du peuple Iranien et ne reculerons pas d’un pas devant ces intimidations
Nous devons combattre ce gouvernement sanguinaire au nom de la démocratie et la laïcité, et surtout en mémoire de tous ces opposants morts depuis plus de trois décennies pour qu’enfin la démocratie voie le jour en Iran.