Pйtition pour le maintien des finacements des demi-postes d'Ater а l'Universitй de Bretagne-Sud
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Depuis 1988 a été instaurée la fonction d’ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) en vue de permettre à un certain nombre de doctorants de terminer la rédaction de leur thèse. Ce travail de longue haleine dure en effet, pour pratiquement toutes les disciplines, plus que les trois années initialement prévues par les allocations de recherche : 3,3 ans en mathématiques et informatique, 3,4 ans en biologie, médecine, santé, 4,2 ans en sciences de la société, 4,5 ans en sciences de l’homme et des humanités.
Ces postes assurent aussi la transition entre la soutenance et le recrutement comme maître de conférence par un maintien
dans l’environnement universitaire et une intégration réelle au sein d’une équipe pédagogique et
d’un laboratoire (70\% des maîtres de conférence sont recrutés parmi les ATER). Enfin, les ATER assurent une partie non négligeable des enseignements et des recherches au sein de l’Université.
Dans le cadre de ces contrats, il était confié aux ATER une charge d’enseignement identique à celle des autres enseignants (192 heures de TD en présence des étudiants). Dans la pratique, il s’est rapidement imposé qu’une telle charge de cours était peu conciliable avec l’achèvement d’une thèse ou le lancement de nouveaux projets. C’est pourquoi, aujourd’hui, 74\% des postes ouverts dans les universités sont des « demi-Ater », correspondant à une réduction de moitié du travail d’enseignement pour une rémunération au niveau du minimum statutaire (70\% d’un poste plein soit 1180 euros mensuels). La gestion financière décentralisée des Universités entrée en vigueur au 1er janvier 2006 les incite à supprimer les demi-postes en raison de leur surcoût relatif. Ceci entraîne une forte diminution des personnes recrutées comme une forte dégradation des
conditions de travail de ceux à qui sera imposé un poste plein. Nous nous opposons à ce changement de politique qui menace dangereusement :
La charge d’enseignement pour les ATER s’en trouvera doublée. Cette charge trop lourde nous contraindra à un arbitrage entre activités d’enseignement et activités de recherche auquel nous nous refusons. D’un côté, la qualité de nos activités de recherche conditionne notre insertion professionnelle. De l’autre, la qualité de l’enseignement que nous voulons dispenser à nos étudiants nécessite une préparation sérieuse des séances, une correction attentive des copies et l’entretien d’un lien de proximité avec eux.
2/ La Recherche - EN DANGER
La dégradation de ces conditions de travail entraînera la baisse du nombre et de la qualité des thèses soutenues, l’allongement de la durée des recherches, la diminution des publications, l’étranglement des travaux collectifs, interuniversitaires, européens et internationaux..., donc un cloisonnement en contradiction avec la politique de mobilité et de partenariat prônée par le Ministère et, à terme, un affaiblissement de la Recherche française.
3/ L’Université - SANS AVENIR
La suppression des demi-postes d’ATER n’est même pas un choix économiquement efficace. D’une part, la suppression des demi-postes réduisant d’autant le nombre de postes disponibles, les doctorants et jeunes docteurs laissés sur le carreau seront au chômage, dont l’indemnisation a également été transférée sur le budget des Universités. D’autre part, compte tenu de la fixation ’objectifs quantifiés, la diminution du nombre et de la qualité des travaux aura pour effet de légitimer une nouvelle réduction de la dotation des Universités.
Ainsi, la suppression des demi-postes d'ATER reviendrait à refuser de financer le temps nécessaire à l'élaboration des thèses ou au maintien, après la soutenance, d'une activité autre que pédagogique (valorisation des travaux de thèse, intialisation de partenariat internationaux via notamment le montage de postdocs etc.). A défaut, l’Université ne serait alors qu'une simple unité d'enseignement sans ambitions scientifiques, contraire à l'ambition exprimée par l'Université de Bretagne Sud.
Les signataires de cette pétition demandent à la Présidence de l'Université de Bretagne-Sud de maintenir son soutien financier dans le recrutement des demi-postes d'ATER, synonyme d'une une véritable politique en faveur des jeunes chercheurs et de la recherche.
(d'aprés un texte original de http://collectifdoctorants.free.fr/article.php3?id_article=2)
D'autres pétitions pour le maintien des demi-postes d'ATER :
http://collectifdoctorants.free.fr/
http://www.petitiononline.com/Nantes/
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