Dans un communiqué de presse du 10 mars 2011, la sénatrice Chaput annonçait que le sous-ministre délégué de Service Canada a confirmé cette semaine, lors de sa comparution au Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, que le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard font désormais partie d’une seule région administrative désignée unilingue anglophone en vertu de la Loi sur les langues officielles.
En d'autres termes, ceci implique que les Acadiens et francophones de l'Atlantique viennent de perdre leur droit de recevoir ces services fédéraux dans leur langue officielle, le français, alors que 20 à 25 p. 100 des citoyens de l'Atlantique sont francophones et que le Nouveau-Brunswick est la seule province désignée bilingue au Canada.
« L'Acadie est-elle vraiment devenue, aux yeux de ce gouvernement, une région
unilingue anglophone? », a demandé la sénatrice Chaput. En réponse, le leader du
gouvernement au Sénat indiqua que « rien n'empêche les employés d'un bureau
unilingue de s'adresser aux clients dans l'autre langue officielle s'ils sont en mesure
de le faire. Ils ont le choix ». La sénatrice Chaput, comme plusieurs, est plutôt
d’avis que le droit de choisir d’utiliser une langue officielle ou l’autre appartient
au public.
Désigner l'Atlantique comme région unilingue anglophone semble être une violation flagrante des droits constitutionnels des Acadiens et des francophones de cette région. D'autant plus que la décision de réorganiser Service Canada - brimant ainsi les droits de 500 000 francophones et acadiens dans les provinces Atlantiques - nous arrive sans aucun préavis et sans qu'aucune étude d'impact sur les communautés de langues officielles en situation minoritaire n'ait été effectuée.
Vous êtes fortement encouragés à signer et à faire circuler cette pétition afin que le gouvernement du Canada ait l'obligeance de fournir une explication sur ce qui s'est produit exactement, pourquoi cela s'est produit et ce qui sera fait pour rétablir les droits des francophones dans toute la région, qui englobe les quatre provinces.