Monsieur le président de la République,
Président du conseil général de Corrèze, vous avez été l’initiateur du projet Ordicollège dont vous disiez :
"J'ai voulu que les Corréziens soient parmi les premiers à s'approprier les nouvelles technologies et qu'ils soient tous à égalité devant ces outils de l'avenir. (…) C'est pourquoi j'ai mis en œuvre, avec l'Education nationale, l'opération Ordicollège afin que tous les collégiens de notre département, ceux des familles modestes comme les autres, puissent apprendre sur un ordinateur et avoir de meilleures chances de réussir leurs études. (…) Je suis convaincu que d'autres départements ne tarderont pas à nous imiter. Mais les Corréziens auront pris de l'avance."
Averti et pleinement conscient de l’intérêt pédagogique de cette dotation, vos nouvelles fonctions, et votre autorité laissent facilement penser que, ce vous avez mis en oeuvre pour les jeunes corréziens, vous ne pourrez qu’ aspirer à le mettre en œuvre pour tous les jeunes lycéens de France, « , ceux des familles modestes comme les autres » et « qu’ils, puissent apprendre sur un ordinateur et avoir de meilleures chances de réussir leurs études » .
Alors que les questions d’éducation sont une des priorités de votre mandat quinquennal, il nous semble qu’il ne faille pas attendre la « mi mandat », ni même de longs mois pour œuvrer dans la direction que vous avez si justement indiquée en Corrèze.
L’idée de doter d’une tablette numérique dans les mois à venir chaque lycéen entré en classe de seconde en septembre 2012 ( « opération Ordilycée ») ne mérite-t-elle pas toute votre attention, toutes les compétences du chef de l’Etat comme celles de ses ministres de l’Education, de la Culture et leurs services .
Ce vœu partagé par tous les signataires de cette pétition , pédagogues , parents , élèves et citoyens de toutes les régions de France et toutes origines sociales , est l’une des expressions de ce « rêve français » avec lequel le candidat d’hier et président d’aujourd’hui aspirait très certainement à renouer .
« Ce rêve de progrès, d’égalité, de justice, ce rêve de partage, ce rêve de force collective et de destins individuels qui s’unissent pour faire la France » , plus que jamais il vous est possible ici, maintenant d’y donner forme, corps et matière, d’y insuffler âme et esprit, d’en esquisser les contours sans cesse à redessiner pour offrir à la Nation le visage qu’elle aura demain .
Le « changement c’est maintenant » : des centaines de millions d’euros ont été dépensés ces dernières années pour quelques centaines d’élèves ( internats d’excellence …), seulement quelques dizaines de millions pourraient l’être au bénéfice de centaines de milliers de jeunes lycéens.
Demain… « c’est maintenant » ! L’un des rendez pris avec la France, nous attend : celui de l’éducation , celui qui donnera à la France sa vitalité future, son originalité sans cesse renouvelée, sa culture fleurissante , c’est maintenant qu’il faut semer !
L’idée de doter d’une tablette numérique dans les mois à venir chaque lycéen entré en classe de seconde en septembre 2012 ne mérite-t-elle pas toute votre attention, toutes les compétences du chef de l’Etat ?
Cette idée ne s’inscrit-elle pas pleinement dans l’idée d’un contrat de génération, celui que la génération des adultes passe avec celle en formation dans les lycées de la République ?
Les modalités d’un tel contrat pourraient encore être débattues, dans le cadre d’un « contrat de formation scolaire », mais aussi encore d'un« contrat de formation citoyenne » ( les lycéens pourraient en échange de la dotation se voir proposé une « journée-solidarité » ) .
Cette idée ne s’inscrit-elle encore pas dans l’esprit d’un « Redressement productif » et le souci de votre gouvernement de redéployer une activité industrielle en France ? N’est-elle pas la promesse de nouveaux enjeux pédagogiques comme de nouveaux et prometteurs enjeux économiques ?
C’est parce que nous aurons su aujourd’hui semer correctement que demain :
« La moisson de nos champs lassera les faucilles,
Et les fruits passeront la promesse des fleurs. »
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération et notre profond respect .