Cette année, l’UFR de droit et de sciences politiques a mis en place une nouvelle réforme des rattrapages.
Celle-ci interdit d’une part aux étudiants n’ayant pas obtenu 8/20 de moyenne à la 1ère session de s’y présenter mais amène aussi les étudiants qui y ont accès à passer uniquement une, deux ou trois épreuves dans un délai maximum de trois heures. Loin de favoriser les étudiants ayant entre 8 et 10 de moyenne, on assiste au contraire à un taux d’échec au moins aussi important que les années précédentes. Il est désormais évident que la moyenne éliminatoire, en plus d’être illégale, ne sert qu’à sélectionner par l’échec toujours plus d’étudiants.
Les rattrapages sont un droit qui doit être laissé à tous les étudiants. Il est donc urgent que les étudiants se fassent massivement entendre pour demander à la direction de l’UFR de retirer totalement cette réforme et revenir au rattrapage traditionnel. Alors que les rattrapages sont un droit, nous refusons toute modification qui conserverait la structure précédente avec une moyenne éliminatoire de 8/20.
Tous les étudiants doivent avoir le droit à une véritable seconde chance : repasser l’ensemble des matières que nous n’avons pas réussies, quelle que soit la moyenne obtenue lors de la première session.
Cette organisation de véritables rattrapages est la seule à assurer :
- l’accès à tous à une deuxième session, ce qui est un droit garanti par la loi ! Ce n’est pas parce que nous avons moins de 8 de moyenne que l’on doit nous priver d’une deuxième chance.
- la compensation de ses notes avec celles de la 1ère session : avec la nouvelle réforme il faut avoir 10/20 obligatoirement sur l’ensemble des trois matières pour valider alors que dans l’ancien système il nous suffit de progresser suffisamment pour compenser avec les autres matières de son semestre obtenues à la 1ere session.
- la capitalisation des notes qui permet même aux étudiants ayant raté leur seconde session de valider les matières où ils ont eu plus de 10. Ceci facilite d’autant leur année suivante en cas de redoublement.
- la possibilité d’obtenir une moyenne supérieure à 10/20 ce qu’empêche la formule actuelle.
Ce n’est pas la sélection par la remise en cause du droit de tous les étudiants à de véritables rattrapages qui répondra au problème réel de l’échec à l’université, mais une pédagogie adaptée et un meilleur encadrement !
Signe la pétition de l’UNEF et des étudiants mobilisés contre la réformepour revenir à de véritables rattrapages !