Sous l’impulsion et la volonté de la Conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon, depuis plus de 6 ans, l’AVEM-SSP négocie avec l’AVCEM et la SCMV une CCT des enseignant-e-s de musique du canton de Vaud. Ce projet, primordial pour garantir des conditions de travail décentes aux enseignant-e-s et par conséquent, un enseignement musical de qualité, a été terminé fin 2011. Or, les associations faîtières patronales susmentionnées ont finalement refusé de ratifier le texte. Un texte qu’elles ont elles-mêmes contribué à rédiger !
Le 1er janvier 2012, la Loi sur les écoles de musique (LEM) est entrée en vigueur, garantissant aux écoles de musique le financement de l’Etat et déterminant les critères de qualité de celles-ci. Le Règlement d’application de la LEM (RLEM), qui impose notamment aux enseignant-e-s les conditions de reconnaissances des acquis, a été publié le 19 décembre 2011 (entrée en vigueur le 1er janvier 2012) sans que l’AVEM-SSP ne soit consultée ou même informée. Nous ne sommes pas en accord avec ces critères et craignons fortement des conséquences négatives sur les conditions de travail de certain-e-s de nos collègues.
Nous signataires, membres de l’AVEM-SSP, enseignant-e-s de musique et citoyen-ne-s solidaires, demandons
A Anne-Catherine Lyon, cheffe du DFJC :
- de confirmer son souhait de voir la CCT des écoles de musique entrer en vigueur immédiatement
- d’inciter les associations faîtières patronales à reprendre au plus vite le dialogue avec nous
- d’accorder à l’AVEM-SSP deux sièges dans la Fondation pour les écoles de musique (FEM), instance qui détermine le plan d’études et garantit les conditions de travail des enseignant-e-s
- de cesser formellement la mise à l’écart de notre groupe syndical
Aux associations patronales AVCEM et SCMV :
- de renouer d’urgence le dialogue avec l’AVEM-SSP
- de confirmer qu’elles reconnaissent l’AVEM-SSP comme un partenaire social à part entière
- de s’engager à tout mettre en œuvre pour faire ratifier la CCT par leurs membres
Aux écoles de musique du canton de Vaud :
- de faire connaître aux associations susmentionnées ainsi qu’à Mme Lyon leur soutien à la CCT