En 2003, le délégué syndical du Théâtre National de l’Odéon est accusé de viol et de harcèlement sexuel par une salariée du Comité d’Entreprise dont il est également le secrétaire.
Ne tenant pas compte de la présomption d’innocence, et malgré les dénégations de l’intéressé, la direction du théâtre de l’époque en profite pour licencier à bon compte un délégué syndical !
En attendant le procès pénal, s’en suit durant plusieurs années un imbroglio administratif, qui aboutit en 2008 à l’annulation par le tribunal administratif de l’autorisation de licenciement de notre délégué syndical.
La nouvelle direction de l’Odéon entame une seconde procédure pour le licencier, soutenue par l’Inspection du travail qui instruit une nouvelle fois une enquête partisane totalement à charge contre celui qui clame toujours son innocence.
En septembre 2009, le tribunal pénal conclut à un non lieu concernant les accusations de viol et de harcèlement sexuel.
Malgré cela, alors que le motif de licenciement n’a plus lieu d’être, la direction du Théâtre National de l’Odéon campe sur ses positions et refuse de réintégrer son ancien délégué syndical !
Les salariés de l’Odéon se mobilisent de leur côté : pétitions en interne, retards de lever de rideaux, grève… Sans réponse de la direction.
Malgré le non lieu délivré au pénal, le tribunal administratif vient de confirmer l’autorisation de licenciement. Un appel a été déposé. Les procédures peuvent encore durer des années….
Déjà usé par 7 années de procédures, 7 années à travailler dans la précarité de l’intermittence, 7 années qui ont eu des conséquences sur sa vie personnelle, notre ancien délégué syndical souhaite que justice soit enfin rendue. La seule issue trouvée afin d’alerter l’opinion publique sur sa situation inacceptable, est d’entamer une grève de la faim, en vue d’obtenir réparations.
A ses côtés le SYNPTAC-CGT et la section syndicale du Théâtre National de l’Odéon demandent :
• Sa réintégration immédiate
• La prise en compte du préjudice moral et financier subi par notre camarade