Nous, toulousains, demandons au Crédit Agricole, 9 rue Ozenne, de faire établir une deuxième expertise sur la maladie du vieux micocoulier qui pousse sur leur terrain privé situé devant l’Hôtel particulier Roquette, lieu chargé d’histoire.
Selon l’opinion d’un botaniste toulousain (dont on protège le nom), ce micocoulier peut encore vivre longtemps et il n’est pas nécessaire de l’abattre :
« Cela fait plus de 10 ans que cet arbre est infesté par divers champignons, mais cela ne signifie pas du tout sa mort prochaine. Ce spécimen peut rester vivant encore plusieurs dizaines d’années voire ne pas mourir du tout, le bois mort qui est principalement consommé par le champignon se trouve à l’intérieur du tronc et sa consommation n’anticipe pas de la mort de l’arbre : le micocoulier peut parfaitement vivre avec un tronc évidé complètement creux et même avoir une meilleure résistance mécanique ainsi creusé. Ce type d’arbre séculaire est dans ce que l’on appelle une phase de sénescence et est plus sensible aux parasites et maladies … il a encore de très longues années de vie devant lui… «
Nous sommes conscients que le Crédit Agricole a le droit d’abattre cet arbre s’il présente un vrai danger pour la sécurité des passants, mais nous demandons qu’une deuxième expertise soit réalisée qui teste la résistance mécanique de l’arbre.
Si cette deuxième expertise révèle que le micocoulier ne représente pas de danger pour la sécurité publique, nous demanderons au CA de laisser cet arbre vivre.
La condamnation de cet arbre remarquable ne serait-elle pas prématurée ?
Les vieux arbres ont un effet apaisant, sont des points de rencontre entre générations, sous les vieux arbres on sourit plus facilement et ils sont nécessaires à l’équilibre de l’environnent urbain. Les arbres font partie du patrimoine d’une ville qu’il est nécessaire de sauvegarder.