Depuis quelques années, les citoyens assistent impuissants à la destruction du patrimoine touristique, paysager et environnemental de Jijel. Nous avons découvert, médusés, que la plage KOTAMA au centre ville de JIJEL, qui jouit d’une renommée mondiale et d’une beauté naturelle exceptionnelle attirant des milliers d’estivants du monde entier, encerclée aujourd'hui par des épis en construction pour protéger le port de l’ensablement, alors que des problèmes plus graves allant jusqu’à la disparition de la plage du casino risquent de surgir, selon les experts" voir croquis ci-joint".
Monsieur le wali; Nous apprenons dans le journal el watan, que vous avez tenu à instruire sur la nécessité de revoir le projet, principalement pour ce qui a trait au troisième épi qui n’a pas encore démarré, contrairement aux deux autres. Votre souci, de protéger la plage Kotama, rejoint – et on s’en réjouit – une préoccupation de beaucoup de citoyens.
Monsieur le wali;
DJIDJELLI, en Algérie, est le nom de la ville ainsi appelée au cours de l’époque coloniale Française. Aujourd’hui devenue JIJEL. Une ville dont la côte constitue l’un des derniers paradis de verdure aux décors naturels enchanteurs, s’étalant sur 120 km de mer et de plages bordées de falaises. Jijel est une ville dont la région a un passé culturel riche en histoire. Il est des endroits de sa côte recelant des vestiges archéologiques historiques, témoignant des multiples conquêtes faites dans le passé par divers peuples ayant occupé sa bande côtière. C’est la ville où avaient particulièrement sévis les pirates du redoutable Barberousse. Les autochtones de la région avaient de tout temps montré un certain esprit d’entreprise allié à un courage guerrier légendaire et exemplaire exercé face à l’envahisseur. La région de Jijel constitue une partie de l’histoire universelle, tant elle recèle de ces sites historiques encore inexploités, bien malheureusement souvent saccagés.
Après une résistance héroïque qui avait durée 130 ans face à l’occupant colonial Français et après tant de valeureux guerriers tombés sur le champ d’honneur, 47 ans plus tard après son indépendance en 1962, la population est aujourd’hui de nouveau aux emprises cette fois avec un ennemi saccageur. Honnissant la nature, faisant fi de tous les sites historiques et ceux susceptibles d’êtres classés patrimoine universel.
..." Bien malin celui qui pourra expliquer les atteintes répétées à ce que Jijel possède de plus précieux, de plus riche et de plus spécifique : sa côte, ses plages et ses paysages. Or, depuis quelques années, les citoyens assistent impuissants à la destruction du patrimoine touristique, paysager et environnemental de Jijel au nom d’un développement aux antipodes des directives et orientations données dans ce domaine précis par le président de la République en personne.
Monsieur le wali,
la population de Jijel a découvert, médusée, que la plage KOTAMA, qui jouit d’une renommée mondiale et d’une beauté naturelle exceptionnelle attirant des milliers d’estivants de par le monde, disparaitera dans l'avenir selon les experts…
Comment peut-on parler de développer une wilaya dont les principaux atouts sont tirés de la richesse de sa nature, de ses paysages, de ses plages, de son environnement tout en s’acharnant à les détruire ?
Monsieur le wali;
Nous attendons une intervention à grande échelle, car, nous pourrons quand même demeurer optimistes pour un revirement de situation et réparer cette importante question environnementale. Nous vous remercions bien sincèrement pour l'attention que vous allez porter à cette lettre et dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, l’expression de nos sentiments les meilleurs...