Pétition pour l’ajout de surveillance dans les centres d’hébergement pour personnes âgées
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Pétition pour l’ajout de surveillance dans les centres d’hébergement pour personnes âgées
Film d’horreur?
Non!
CHSLD réalité!
Ma mère, âgée de 91 ans et souffrant d’Alzheimer, réside en CHSLD depuis 6 mois. Elle doit se déplacer avec une marchette depuis sa fracture à la hanche l’an passé, mais comble de malheur, sa maladie lui en a fait oublier l’utilité. Elle est donc considérée à risque élevé de chutes et demande une surveillance constante. Elle a d’ailleurs fait de nombreuses chutes depuis son arrivée au CHSLD.
Pourtant, la nuit, il n’y a qu’un seul préposé pour surveiller les 26 lits de l’unité ainsi qu’une seule infirmière couvrant 2 unités (52 lits) sur 2 étages.
Assoyez-vous, le film d’horreur commence …
13 janvier 2013 … ça glace déjà le sang …
Ma mère se lève de son lit pour aller aux toilettes; le tapis sensitif installé dans son lit envoie un signal au personnel. Malheur, la seule préposée sur l’étage est déjà occupée dans une autre chambre. Le temps de sécuriser le résident et d’aller à la chambre de ma mère, le mal était déjà fait. La préposée la trouve par terre, le front ouvert de 13 cm, toujours consciente et baignant dans une mare de sang. Elle demande l’aide de l’infirmière. Horreur, elles la remettent debout (à proscrire quand quelqu’un fait une chute), l’amènent aux toilettes et la recouchent dans son lit en attendant l’ambulance.
Arrivée à l’urgence, attente, examens, attente, radiographies, attente, attente, résultats :
Coupure au front de 13 cm qui nécessitera une intervention : 9 points de suture.
Fracture de l’os périorbital droit : pas d’intervention (guérison naturelle souhaitée).
Fracture de la vertèbre cervicale C2 : 2 solutions possibles, soit :
# 1- collier immobilisant la tête en permanence pour le restant de ses jours ou;
# 2- opération pratiquée par la gorge pour solidifier la vertèbre fracturée.
Nous optons pour l’opération.
Avance rapide ...
20 janvier 2013, date de l’opération pour la vertèbre C2. Tout semble bien aller.
Avance rapide …
25 janvier 2013, on nous avise qu’un médecin autorise la sortie de ma mère le jour même. Comme son état est toujours précaire et que le CHSLD n’est même pas avisé de l’arrivée de ma mère, je porte plainte et exige qu’elle soit réévaluée.
Bonheur ou malheur, une seconde vérification des radiographies démontre que l’opération n’a pas réussi et qu’il faut la réopérer.
Avance rapide …
27 janvier 2013, deuxième opération. Cette fois-ci l’intervention sera pratiquée par le dos. On lui prélèvera un morceau d’os au bassin et l’implantera à la vertèbre fracturée. En cours d’opération, on décèle une autre fracture à la vertèbre C1. On devra lui mettre 2 plaques de métal pour fixer les 2 vertèbres fracturées.
28 janvier 2013, les nouvelles radiographies confirment que l’opération a réussi. Toutefois, on décèle un début de pneumonie impliquant la prise d’antibiotiques. De plus, ma mère n’est plus capable d’avaler et n’a rien mangé de solide depuis sa première intervention le 20 janvier.
29 janvier 2013, pour pallier à son incapacité à manger, on lui installe un tube de gavage (tuyau introduit par le nez et qui se rend jusqu’à l’estomac permettant d’alimenter le patient). Ma mère se plaint de douleur au niveau des poumons. Elle dit que ça lui pique de l’intérieur. Comble de malheur, une radiographie démontre qu’on lui a perforé un poumon à 2 endroits en introduisant le tube par les voies respiratoires, au lieu du conduit allant à l’estomac. On lui réinstalle un tube (cette fois-ci avec une caméra).
Avance rapide …
5 février 2013, ma mère ne peut toujours pas s’alimenter normalement. Sa glotte (ce qui nous permet d’avaler) ne fonctionne plus depuis sa première opération pratiquée par la gorge. On essaie actuellement de la stimuler en espérant qu’elle se remette à fonctionner normalement sinon, il faudra envisager d’installer un tube de gavage permanent introduit dans l’abdomen jusqu’à l’estomac. Elle serait ainsi nourrie à la seringue jusqu’à la fin de ses jours.
Fin du film
Les personnes et les faits relatés dans ce film d’horreur sont réels (voir les photos). Seules les scènes de sang, de souffrance, d’inquiétude, de peine, d’impuissance, de colère, d’attente et d’incertitude pour l’avenir ont été enlevées afin de ne pas choquer l’auditoire.
Des films d’horreur comme celui-là ne devraient plus se reproduire et pourraient nous arriver à tous un jour.
Aidez-nous à préserver la qualité de vie de nos personnes âgées en leur assurant les soins et la surveillance dont elles ont besoin. Elles ne méritent pas toutes ces souffrances qui auraient pu être évitées si elles avaient eu une surveillance appropriée à leur état de santé.
En signant cette pétition, vous demandez à nos élus et aux gestionnaires des centres d’hébergement pour personnes âgées d’augmenter la surveillance en milieu d’hébergement.
P.-S. : Je ne sais pas combien a coûté réellement la période d’hospitalisation de ma mère : ambulance, radiographies, opérations, antibiotiques, transfusion sanguine, spécialistes, anesthésistes, médecins, infirmières, préposés, diététiste, orthophoniste, travailleur social, fournitures médicales, surveillance et autres pour ce mois d’hospitalisation, mais je suis convaincue que l’ensemble de ces coûts (qui n’aurait pas été nécessaire s’il y avait eu une surveillance appropriée) aurait permis l’ajout de ressources additionnelles en CHSLD.
Vous remerciant à l’avance de votre appui dans ma démarche.
Lucie
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