Depuis plusieurs années déjà la galerie Arko mène un travail de production, de diffusion et de sensibilisation à toutes les formes de création auprès des neversois.
Elle a réussi à fidéliser un public dans le champ de l'art contemporain par une programmation de grande qualité et ceci avec des moyens minimes.
Outre la dynamique culturelle qu'elle génère en assurant une permanence artistique dans un département rural, la galerie est devenue, au fil des ans, un élément identifié dans le maillage culturel local à travers des partenariats renouvelés avec -entre autres- Le Café charbon, l’Esaab (École supérieure d'Arts appliqués de Bourgogne), l’Acne, Un air de Loire, le Parc Saint-Léger….
La galerie remplit également un rôle unique auprès de la jeunesse à Nevers. Une jeunesse neversoise, nivernaise ou bourguignonne, mais qui vient aussi d'ailleurs, de Lyon, de Paris, d’Amsterdam, de Bruxelles et inscrit la ville dans un paysage culturel contemporain plus vaste.
Arko a su s'imposer comme un lieu d’exploration artistique à l’échelle nationale, et s'inscrit désormais sur une carte des lieux repérés comme étant innovants et prospectifs.
De nombreuses collaborations ou co-productions ont été menées avec le Frac Bourgogne, le Frac Limousin, le Frac Franche Comté, l’École des beaux-arts de Toulouse, de Bourges ou de Lyon, le Centre du Livre d’Artiste, le Centre National de l’Estampe et de l’Art Imprimé de Chatou, le Centre International du Graphisme de Chaumont…
Des artistes d’envergure nationale voire internationale y ont présenté leur travail : Dominique Blais, Isabelle Cornaro, Julien Discrit, Céline Duval, Christophe Lemaitre, Vincent Mauger, Benoît Marie Moriceau, BAT éditions, Aurélie Godard, Chloé Dugit-Gros, Officeabc, Benjamin Seror ou encore Claude Lévêque…
Cela fait un moment que l'on parle des difficultés financières de l'association Arko et des budgets dérisoires avec lesquels la programmation est mise en œuvre.
La situation se précise pourtant puisque, si rien n'est fait, l'association sera dans l'obligation de licencier son unique salarié fin 2012 faute de budget suffisant pour assumer un poste à temps plein.
La fin du financement de l'emploi tremplin, le refus de la pérennisation du poste par le Conseil Régional de Bourgogne en avril 2011, puis la baisse des subventions de la municipalité de Nevers (principal bailleur de fonds de l'association) en 2012 marquent, en effet, un désengagement significatif des pouvoirs publics et signent, de façon tacite, la fin des activités de l'association dans leur dimension prospective.
Seule structure à Nevers faisant la promotion de l'art contemporain, à la fois proche de son environnement, ambitieuse dans ses propositions et reconnue au niveau national, la galerie Arko remplit un rôle primordial dans l’offre culturelle de la ville, sa disparition créerait un vide d'importance sur un territoire déjà en perte démographique. L’attractivité de Nevers, son rayonnement seraient affectés par la disparition de ce lieu d’excellence en prise avec son contexte.
Ce serait également, dans le climat de crise que subissent actuellement toutes les pratiques artistiques, un mauvais coup supplémentaire porté à la culture en général et dans la région en particulier.
C'est pourquoi il est aujourd'hui fondamental de soutenir fortement l'énergie, l'inventivité et la richesse de cette structure associative, de se mobiliser pour son maintien et ceci sans faire le compromis d'un projet « au rabais ».
Arko réfléchit actuellement à une reconfiguration de son projet pour permettre sa survie. Nous avons besoin de vous, de votre énergie, pour aller de l’avant.