Considérant que :
• L’opinion publique penche en faveur de la hausse de la ministre Beauchamp;
• Les mouvements étudiants ne proposent que des solutions n’impliquant aucune hausse minimale des frais de scolarité pour financer le manque à gagner du réseau post-secondaire;
• Les établissements post-secondaires ont commis des fautes de gestion importantes connues de tous (Ilôt des Voyageurs3, CAPSULE, etc.) et économiseraient en améliorant leur gestion en général;
• Les entreprises du Québec, tout comme les étudiants, ont avantage à investir pour préserver un système d’éducation post-secondaire excellent et dont l’accessibilité est fondée, autant que possible, sur le mérite plutôt que sur les ressources financières.
• Le FSSEP2 de la CADEUL semble être une mesure efficace et réaliste pouvant améliorer le financement du réseau post-secondaire;
• Une hausse plus modeste avec indexation des frais de scolarité, conjointement avec le FSSEP et les autres mesures de financement alternatives, préserverait une bonne accessibilité du réseau post-secondaire du Québec, tout en étant réaliste et compatible avec le maintien de son excellence;
Nous croyons qu’être les premiers à briser le dialogue de sourds dans lequel nous sommes engagés avec le gouvernement en montrant une ouverture à une hausse plus modeste constitue une démonstration de bonne volonté et de désir d’investir dans notre éducation, ce qui augmenterait notre crédibilité face à la population du Québec. Nous croyons aussi que ceci faciliterait l’acceptation par l’opinion publique du FSSEP et des autres mesures de financement alternatives, et augmenterait la pression sur le gouvernement et les universités pour qu’ils améliorent leur gestion.