En regard des discussions sur la possibilité de modifier du Régime Québécois d'Assurance Parentale;
Considérant que le RQAP n'est pas déficitaire puisque 1,98G ont été perçus en cotisations en 2013, contre 1,87G versé en congés parentaux;
Considérant que le taux de cotisation est fixé à 0,559% du salaire et qu'une diminution de ce taux de cotisation n'entraînerait pas d'économie significative pour la très grande majorité des contribuables;
Considérant que le RQAP a contribué à l'augmentation du taux de fécondité québécois qui est passé de 1,45 enfants/femme en 2000 à 1,68 enfants/femme en 2012, que ce taux se trouve toujours sous le seuil de remplacement des générations qui est établi à 2,1 enfants/femme et que ces générations futures sont nécessaires au soutien des besoins grandissants de la population vieillissante;
Considérant que le RQAP a contribué à l'augmentation du taux de natalité au Québec qui est passé de 72 000 naissances en 2000 à 88 800 naissances en 2008 et que ce nombre se maintient d'années en années depuis;
Considérant que l'Institut de Recherche et d'Informations Socio-économiques (IRIS) a statué que des coupures dans le RQAP seraient inutiles puisqu'elles augmenteraient les dépenses des services de garde qui devraient investir dans des infrastructures différentes adaptées aux besoins différents d'enfants en bas âge et qui devraient augmenter leurs nombres d'employés pour suffire au ratio enfants/éducateur inférieur que requièrent des poupons, et ceci, sans compter que le nombre de places offertes dans ces services est déjà insuffisant;
Considérant que les enfants fréquentant les services de garde ont en moyenne 7 à 10 rhumes par année et que les parents doivent dans ces situations s'absenter du travail (diminution de productivité pour les employeurs) et souvent consulter un médecin (augmentation des dépenses en services de santé);
Considérant que le congé de maternité permet aux mères d'allaiter leur enfant sur une période plus longue et qu'il est prouvé que plus l'allaitement est prolongé au cours des deux premières années de vie, plus l'enfant et la mère en retirent des bénéfices ( Pour l'enfant: diminution des risques d'anémie, de gastroentérites, de diarrhées, de rhumes, d'otites, de méningites, diminution du taux d'hospitalisation pour ces problèmes, diminution du taux d'obésité, de maladie de Crohn, de colite ulcéreuse, de diabète et de leucémie - Pour la mère: diminution du risque d'hémorragie post-partum, rétablissement plus rapide en période post-partum, diminution des risques d'ostéoporose, de cancer du sein, de l'ovaire et de l'utérus);
Considérant que la présence des pères dans la première année de vie est un soutien d'une importance indéniable et qu'un manque de soutien augmente le risque de dépression post-partum chez la mère;
Et considérant que les bébés de moins de 12 mois passent successivement à travers plusieurs phases cruciales du développement de l'attachement parental. Les recherches sur l'attachement parental démontrent de plus en plus à quel point il est crucial pour le bon développement de l'enfant puisqu'il influence la qualité des relations ultérieures. Un attachement parental de bonne qualité diminue les risques d'agressivité, de dépression et de mauvaise régulation émotionnelle chez les enfants;
Nous demandons au gouvernement de laisser intact l'entièreté du Régime Québécois d'Assurance Parentale. Notre programme est cité à travers le monde comme un modèle. Soyons fiers d'être un leader en matière de droits des familles et des enfants.