Monsieur (ou Madame) le Ministre de l'Education Nationale,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Depuis plusieurs années le sort réservé à l'enseignement de l'histoire-géographie dans les collèges et lycées est inquiétant.
Des horaires diminués (par exemple une heure hebdomadaire en 5ème et 4ème pour un programme qui couvre une période allant de Charlemagne à 1914)
Des pans entiers de notre histoire disparus :
-aux oubliettes l'Egypte ancienne dans les programmes de 6ème, Egypte ancienne à l'origine de notre civilisation dans la continuité Egypte ancienne, Grèce et Rome antiques
-aux oubliettes Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Saint-Louis... dans les programmes de 6ème et 5ème
-aux oubliettes les guerres de religion et les croisades en seconde
-rôle quasi-inexistant des Français libres pendant la Seconde Guerre mondiale
-une étude de la République en France qui s'arrête en 1962 pour la filière S
-et la liste est encore longue...
La chronologie bannie du lycée et... sanctionnée par les Inspecteurs
La réforme récente du lycée a conduit à une situation encore plus préoccupante :
-programmes des filières générales L, ES, et S pléthoriques, trop ambitieux par rapport aux moyens réduits et qui ne tiennent pas compte du niveau réel des élèves
-suppression pure et simple de l'enseignement obligatoire de l'histoire-géographie en terminale pour la filière S (2 heures en option, option absente de certains lycées!)
-épreuve anticipée d'histoire-géographie du baccalauréat en Première S, ce qui conduit les élèves de la filière S à ingurgiter en une année une énorme masse de connaissances et de notions, auparavant réparties sur deux années, ceci imposant aux élèves et aux professeurs un rythme effréné qui ne peut qu'aboutir à un émiettement de connaissances mal maîtrisées, alors que nous avons tous conscience que l'histoire-géographie est une matière fondamentale pour comprendre le monde et exercer ses responsabilités de citoyen et que nous savons tous combien la culture générale, largement nourrie par cette matière, est discriminatoire dans tous les examens et concours.
C'est pourquoi nous, pétitionnaires, demandons :
le rétablissement immédiat de l'enseignement obligatoire d'histoire-géographie en terminale S avec épreuve du baccalauréat replacée en terminale
des horaires nationaux d'histoire-géographie satisfaisants à tous les niveaux
des programmes compréhensibles, adaptés aux compétences réelles des élèves et aptes à structurer leur raisonnement et à développer leur sens critique