Les élections internes aux partis offrent aux candidats des opportunités de truquage du scrutin en leur faveur. Lors du scrutin de décembre 2008, désignant Martine Aubry comme secrétaire du PS, de forts soupçons ont plané sur le parti, notamment lors du décompte des voix et leur transmission par les fédérations au bureau central.
Une des manipulations déjà rencontrées consiste à collecter les voix des ressortissants des communautés étrangères en leur « offrant » l’adhésion au parti juste avant le scrutin. C’est le cas des « Congolais d’Asnières » et des « Tamouls de Sevran ». Dans le premier cas, un député des Hauts-de-Seine Manuel Aeschlimann (UMP), proche de Nicolas Sarkozy a été élu délégué de sa circonscription grâce au vote massif de ressortissants congolais (voir la vidéo sur http://www.youtube.com/watch?v=vzLWm9hORZA ou ci-dessous directement).
Dans le second cas, le maire écologiste de Sevran, Stéphane Gatignon a soudainement « offert » l’adhésion à EELV à 250 ressortissants de la communauté tamoule (lire l’article http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/06/l-adhesion-groupee-de-200-tamouls-a-europe-ecologie-declenche-une-polemique-interne_1421259_823448.html). Dans les deux cas, Manuel Aeschlimann et Stéphane Gatignon vont exploiter cette situation pour acquérir la légitimité leur permettant de se présenter aux élections législatives et municipales à venir. Mais que vaut cette légitimité ?
La primaire PS présente la même problématique, son scrutin étant ouvert aux étrangers hors communauté européenne adhérents du PS. Sauf que l’enjeu est d’un autre ordre : il s’agit de l’élection du candidat socialiste à la prochaine présidentielle, qui a toutes les chances de l’emporter. En permettant « aux étrangers membres du Parti socialiste » de participer au scrutin, cette primaire donne l’occasion à tel(le) ou tel(le) candidat(e) d’augmenter considérablement son score et ce, de manière difficilement contrôlable.
Il est en effet assez facile pour un candidat à la primaire d’ « offrir » la carte d’adhérent à l’ensemble des ressortissants étrangers de différentes communautés présentes sur le territoire national, ce qui lui permettrait de rassembler des dizaines de milliers de suffrages en toute « légalité ». De plus, s’il est techniquement aisé de contrôler le scrutin des électeurs français (liste électorale), il est en revanche beaucoup plus difficile de le faire pour les électeurs étrangers membres du parti socialiste (« liste » interne au parti inaccessible et incontrôlable).
Quelle sera alors la légitimité d’un(e) tel(e) candidat(e) auprès des Français lors de l’élection présidentielle ?
Afin d’éviter toute possibilité de truquage du scrutin, et de laver de tout soupçon le/la futur(e) candiat(e) socialiste à la présidentielle, nous demandons à la Haute Autorité des primaires de retirer le droit de vote aux étrangers non communautaires pour cette primaire.