Grève des salariés et des apprentis du CFA
de l’Académie Fratellini
Depuis février 2009, avec l’arrivée de son nouveau directeur, Antoine Manceau, l’Académie Fratellini vit un développement comme elle ne l’a jamais connu depuis son ouverture.
L’ensemble des missions qui ont été confiées à Antoine Manceau et à son équipe a atteint leurs objectifs, bien au-delà de toutes les espérances : l’école amateur, les entraînements libres ouverts aux professionnels et semi professionnels, les accueils en résidence, les temps d’alternance pour les apprentis du CFA avec des structures de renom, les partenariats signés ou en devenir avec de nombreuses structures de cirque françaises et internationales, la programmation variée et éclectique.
En une année, plus de 40000 visiteurs se sont rendus à l’Académie Fratellini.
L’ensemble des partenaires de l’Académie (tutelles, professionnels, artistes, public, partenaires institutionnels et privés) s’accordent pour dire que l’Académie n’a jamais connu pareil essor et doit continuer sur cette voie.
Un an après avoir défendu la candidature d’Antoine Manceau à la direction de cet établissement, la présidente, Madame Coline Serreau décide brutalement de ne pas renouveler son contrat. Quelle suite Madame la Présidente souhaite-elle donner au projet en place ? Après plusieurs demandes d’informations et sans réponses précises, l’équipe de l’Académie Fratellini souhaite, par cette action, manifester son inquiétude sur la pérennité et le maintien de la notion de service public liée au projet initial validé par les Tutelles (Drac, La Plaine Commune, La Ville de Saint-Denis, Le Conseil Général de Seine Saint Denis et la Région Ile de France).
Nous déplorons aussi que les apprentis du CFA aient à subir des changements de direction tous les ans, ce qui est le cas depuis quelques années maintenant.
Comment leur garantir un suivi pédagogique sur trois ans dans de telles conditions ?
En conséquence,
face aux inquiétudes des salariés sur le maintien de leur directeur et de son projet ;
face aux conditions de travail dans lesquelles nous nous trouvons, c’est-à-dire anxiété, tensions, suspicion, méfiance et renoncement ;
face au refus de la Présidence de répondre à nos questions et d’ouvrir le dialogue sur le projet de l’Académie et du maintien de l’ensemble de l’équipe ;
nous avons décidé de nous mettre en grève du 12 juin jusqu’au 21 juin, date du prochain conseil d’administration qui décidera du maintien en poste d’Antoine Manceau à la tête de l’établissement, seule garantie à nos yeux du maintien de nos missions de service public.